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 L'antre d'une étoile

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Rym

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Graine


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Date d'inscription : 08/04/2017


MessageSujet: L'antre d'une étoile    Sam 8 Avr - 18:42



Mes textes étoilés



« Il y a souvent plus de choses naufragées au fond d'une âme qu'au fond de la mer. »

- Victor Hugo. –




L'amitié

Un mot magnifique qui signifie tellement à mes yeux. Éprouver de l'amitié pour quelqu'un c'est tellement magique comme sensation. On a toujours envie de donner le meilleur pour elle mais aussi d'être une personne meilleure un peu plus chaque jour. On a envie de voir ce sourire si chaleureux et sincère, ce regard plein de sous entendus et ces gestes plein de tendresse. Avoir un ami qui vous aime pour ce que vous êtes est tellement rare, on est tellement chanceux d'avoir cette personne à nos côtés. Cette personne qui sait déceler en nous les faux sourires, qui arrive à nous faire rire en quelques minutes. Alors oui avoir un ami, un véritable ami la pour toi est un trésors, un trésors inestimable.

Une drogue, une obsession. C'est tellement risible de tenir à ce point à ses amis, tellement irréel et pourtant. Quand notre quotidien se résume à Peur Trahisons Déceptions et Surprises. Certaines personnes changent de comportement tellement rapidement qu'on se demanderait si l'erreur, ce n'est pas nous. Ce changement d'attitude du jour au lendemain, ce visage fermé d'un coup ces yeux pouvant vous électrocuter sur place. C'est frustrant, c'est effrayant. Oui effrayant de se dire que ces yeux là nous transmettaient tout l'amour et toute la tendresse dont on avait besoin.

Les amis peuvent être autant une source de chaleur et de réconfort qu'une source de haine et de rancune. Comment le savoir ? Les regards, les paroles peuvent tromper mais les yeux eux nous diront toujours la vérité. Dans les orbes de chacun on différenciera entre la rancoeur et l'amour des amis. Comment s'en sortir ? Il n'y a aucune solution si ce n'est d'arrêter de se faire souffrir avec ces personnes, tourner la Page et les regarder en tant qu'individu, en tant qu'inconnu. Résister à l'appel du coeur qui réclame cet ami, ou plutôt ce pseudo ami, rester fort.

Gardez vos souvenirs, c'est ce qui définit ce que vous êtes mais ne vous y attachez pas, faites plutôt le maximum pour vous en créer de nouveaux, pour vous épanouir et trouver des personnes qui ont vraiment su qui vous étiez, qui ont vraiment su votre estime. Là, à ce moment, vous saurez que vous avez trouvé LA personne. Que vous avez trouvé cette petite perle si rare mais si précieuse qui est votre amie. Il ne vous reste plus qu'à la chérir et à lui montrer qu'elle ne sait pas trompé. Que vous aussi, vous êtes une petite perle qui ne cherche qu'à s'épanouir avec une personne qui saura déterminer sa véritable valeur.


"Friendship is born at that moment when one person says to another: « What! You too? I thought I was the only one.” C.S. Lewis





Aimer

Que veut dire aimer ? D'après certaines personnes cela signifie apprécier une personne plus qu'une simple amie et la chérir mais pour moi aimer a un sens bien plus profond et significatif. Aimer c'est sentir son cœur palpiter rien que d'entendre la personne qu'on aime rire et avoir un sourire malgré nous. C'est sentir les palpitations de son cœur s'accélérer en le voyant, en étant près de lui. C'est vouloir être avec lui chaque heure, chaque minute, chaque seconde. Aimer c'est aussi apprécier les défauts de l'autre car on as tous nos défauts et ils peuvent parfois être un plus.
Aimer c'est devenir jalouse à la moindre approche du sexe opposé et sentir comme son cœur se compresser et se tordre. Aimer c'est accepté, chérir et être lié par le cœur à la personne désirée. La signification d'aimer change en fonction de la personne mais pour moi aimer c'est ça et j'aimerais qu'un jour tu puisses voir en moi comme je vois en toi.

Certaines personnes pensent qu'elles aiment quelqu'un, seulement aimer n'est pas un mot aussi simple qu'on utilise à la première approche. Je ne crois pas au coup de foudre car pour moi L'amour se forge avec le temps et non du premier regard, ou alors ce sera une amitié très solide mais pas plus. On peut se détester mais avec le temps ça se transforme en un amour indestructible, voilà pour moi la différence entre aimer et apprécier quelqu'un.

Aimer et ne pas être aimé est il juste ? Cela est il possible ? Oui c'est possible. Aimer sans avoir un retour, être le seul avec ce sentiment si fort mais qui restera à jamais solitaire. C'est triste mais la réalité, mais peut être qu'en disant à la personne aimée vos sentiments et en persévérant vous arriverez à un résultat ? Il suffit d'essayer mais à mon avis il ne faut jamais sous estimer le véritable amour, qui a été forgé avec le temps car il peut battre n'importe quelle raison car le cœur a ses raisons que la raison ignore.





Rêve étoilé

Vide, voilà ce qu'elle était une coque sans vie allongée sur cette herbe mouillée. Il venait de pleuvoir et la jeune fille n'avait pas cherché à se protéger du torrent. Ses cheveux d'un noir profond lui collaient au visage, ses yeux d'un vert émeraude baignée de larmes et le regard absent, comme si tout ce qui l'entourait elle ne le ressentait pas. Mais son corps lui ressentait cette brise glaciale qui venait fouetter son visage et faire tressaillir sa peau blanche comme neige.

Après un bon moment les nuages se firent moins imposants et ils se dissipèrent pour laisser place à un ciel étoilé. Le regard de la jeune fille se fit d'un coup moins voilé et elle admira ces petites perles accrochées au ciel. Qu'elle ne serai sa joie si elle pouvait les rejoindre, rejoindre toutes ces lumières, à ce moment là elle serai une fée, une fée slalomant entre les étoiles avec un doux sourire.

Quitter ce monde de terreur, de trahison et de peur pour vivre dans un monde plein de lumière, un monde de paix ou elle pourrait à nouveau apprendre à aimer, apprendre à rire, apprendre à vivre tout simplement.

Depuis toujours elle arrivait à comprendre le langage des étoiles, ce qu'elles voulaient dire, ce qu'elles désiraient. Elle se considérait comme étant une enfant déchue de la lune. Sa place était dans le ciel, pas dans ce monde ou haine et solitude la dévorait.

Voulant lever sa main pour essayer d'attraper ces petites perles elle constata que son bras ne lui obéissait plus, il était comme figé et ce n'était là que la punition que son corps lui infligeait et à vrai dire elle n'était pas contre. C'était même son souhait le plus cher, quitter ce monde. C'est petit à petit qu'après les organes de son bras se fut le reste de son corps qui se glace, elle ne ressentait plus rien. Tout ce qu'il lui restait pour l'instant était son esprit.

La noiraude avait un sourire collé au visage. Enfin elle allait retourner là où était sa place, avec les étoiles. Elle allait enfin retrouver sa famille, sa véritable famille et c'est avec une joie incommensurable qu'elle ferma les paupières doucement prête pour le voyage.

Ce voyage qu'elle avait tant attendu...





Amour sauvage

Cette noirceur dans ses yeux, ses traits durs et son ton ferme. Cette bouche qui se mouvait de haut en bas lui chuchotant des mots à l'oreille qu'elle entendait à peine. Occupée à admirer ses beaux cheveux cendrés. Ses doigts s'y baladaient et elle ne pouvait qu'apprécier cette texture si douce.

Il la parsemait de baisers allant de son nombril en faisant tournoyer sa langue provoquant ainsi à la jeune fille un tourbillon de sensations. Il continua sa montée vers son cou, sa mâchoire et enfin vers sa bouche pulpeuse qui ne quémandait qu'à retrouver celle du jeune homme qui était quand à lui, resté percher au dessus de la demoiselle la dévorant des yeux dans sa tenue d'Eve et contemplant son visage fin et ses cheveux longs doré éparpillés sur le matelas blanc. Ses yeux d'un vert émeraude perçants où on y décelait une lueur de folie, de passion et de sauvagerie, contrastant ainsi avec ses allures fragiles.

Le jeune homme, les deux mains de chaque côtés du matelas n'était pas en reste non plus, de ses yeux d'un noir profond émanait un amour brute et électrisant. Ses cheveux noirs recouvrant son visage blanc comme neige lui donnant ainsi un air de diable, un diable perché au dessus de sa diablesse, ce jeu de regard avait un but bien précis, savoir qui des deux succomberait le premier à la tentation que provoquait l'autre.

Ne supportant plus l'espace qui le séparait de ce fruit désirable qu'étaient les lèvres de sa diablesse c'est sans attendre que le jeune homme s'y engouffra.
Les retrouvailles de leur lèvres se firent brusques. L'atmosphère romantique se transformait en une atmosphère torride. Chacun exprimait la passion qui le consumait et il le faisait brutalement. L'air devenait électrique, une alchimie s'était ancré entre eux et aucun des deux ne voulait lâcher l'autre, ce fut le manque d'oxygène qui les fit ramener à la réalité mais le jeu était loin d'être fini. La jeune fille regardait l'homme au dessus d'elle d'un regard malicieux et un petit sourire naquit au coin de ses lèvres et d'un coup les rôles furent inversés.

La demoiselle se retrouva au dessus du jeune homme, un visage victorieux et son compagnon ne put qu'être amusé par son comportement mais aussi grisé. Le fait qu'elle prenne ainsi les initiatives et qu'elle lui montre encore une fois son air joueur lui plaisait fortement. Il ne put réfléchir plus longtemps qu'il sentit des lèvres parsemer son torse de baisers papillons et c'est tout en dégustant chaque parcelle de ce corps d'Apollon que la jeune fille remonta jusqu'à sa jugulaire où elle s'y attarda. Le jeune homme sentit qu'on lui suçait la peau et il ne put que sourire mystérieusement. Elle le marquait, avec cette marque elle lui montrait qu'il lui appartenait.

« Tu es à moi. chuchota-t-elle au creux de son oreille. »

C'était définitivement une véritable diablesse mais c'est ce qu'il voulait. Une relation qui le consume, une relation de danger.

Sans la prévenir il inversa les rôles une seconde fois et se mît au dessus d'elle en se penchant vers son oreille tout en mordant le lobe de celle-ci ce qui valu un petit cris de la part de la demoiselle.

« N'oublie pas toutes mes marques chérie, tu es également ma propriété. chuchauta-t-il à son tour dans un souffle chaud. »

Ce souffle valu un gémissement à la demoiselle. Le sentir si proche, son coeur se mît a pulser fortement dans sa cage thoracique. Tout ça la grisait au plus haut point. Son compagnon était fier de l'effet qu'il avait provoqué, quitte à jouer il voulait gagner.

Tout en se jetant sauvagement sur ces lèvres roses qui n'attendait que lui il avait compris, ça venait tout juste de commencer, les dés étaient lancés et dorénavant leur relation allait franchir une nouvelle étape, leur amour passait du doux au féroce, leur attouchements devenaient sensuels. Ils étaient lancé sur la route du danger, ils allaient se dévorer mutuellement et tout deux souhaitaient franchir ce cap pour se découvrir violemment et brutalement.





Liberté

Le bruit des vagues contre les parois de bois éveilla ses sens et son âme, la sortant de ce fait de ses songes. Elle ouvrit ses yeux encore embrumés ou on pu y lire de la fatigue et de la douleur. Elle se trouvait dans une pièce étroite avec seulement un lit et une petite table. Elle ne se rappelait plus comment elle avait atterri ici pour la première fois mais cela ne l'intéressait guère. Elle avait laisser tomber l'idée de vouloir savoir il y'a bien longtemps. En effet, cela allait bientôt faire dix ans qu'elle avait ouvert les yeux dans cette pièce et le bateau ou elle se trouvait ne s'était jamais arrêté, continuant toujours son chemin comme pour la priver de la vie. Cette vie qui jusqu'ici, ne voulait pas d'elle,

Le regard vide de toute émotion, elle se leva et sortit de la pièce où elle se trouvait. L'intérieur l'étouffait et lui donner l'impression d'être prisonnière, ce qu'elle était en un sens. Au cours de sa route elle ne croisa personne, tous dormaient à point fermé, puisqu'en jetant un coup d'œil à l'une des fenêtres rondes, elle vit la noirceur du ciel, signe que la nuit était bien avancée. Quand elle arriva à destination, qui se trouvait être le devant du bateau dans lequel elle siégeait. La jeune fille leva son regard d'un vert émeraude vers le ciel, contemplant le peu d'étoiles qu'il y avait et laissant ainsi au vent frai l'opportunité de fouetter sur sa peau et faire virevolter sa chevelure d'un rose troublant.

Elle n'avait jamais vu le jour, la pièce où elle passait ses journées n'avait pas de fenêtres et le personnel du bateau ne la laissait jamais sortir quand le soleil pointait le bout de son nez, même la nuit d'ailleurs. Seulement, ils avaient tous le sommeil tellement profond qu'ils ne se rendaient pas compte que la jeune fille fesait des sorties nocturnes et ce, chaque nuit.

Un bruit d'eau retentit, la fesait ainsi baisser le regard. Elle pu apercevoir malgré la nuit un poisson aux couleurs pastels juste en dessous d'elle. L'eau était tellement pure et claire que, la nuit, ses habitants étaient visibles pour les humains. Une jalousie s'empara d'elle, cet être était minuscule, ne valait rien est pourtant il était libre et vivait sa vie. Malgré ce sentiment elle tendit la main pour essayer de l'atteindre même si elle savait que, vu la hauteur du navire, c'était inconcevable mais elle tenta de toutes ses forces, malgrès tout.

Un bruit de clash fit troubler l'eau calme. Elle venait de s'échouer dans cette immensité qu'est l'océan. La jeune fille se débâtit cherchant à remonter mais hélas, la mer ne lui laissait aucune chance de survie.

L'oxygène lui manquait, mais elle voulait voir la dernière chose que Dieu lui offrait. Alors elle jeta un dernier regard au poisson qu'elle avait vu quelques minutes auparavant et qui avait été la cause de son malheur.
Il n'arrêtait pas de tourner autour d'elle, comme si il voulait l'aider. Elle sourit et cessa de bouger en vain. Son rêve se réalisait, l'euphorie la prit de l'intérieur. Dieu venait de lui offrir une vie et non lui enlever. Elle était libre à présent ! Libre de goûter à cette nouvelle vie qui jusqu'ici lui semblait si lointaine et impossible d'accès. Toutes ces années de souffrance, de solitude et de peur se transformaient en une vie éternelle pleine de joie. Ce poisson ne sera désormais plus le seul à nager dans cet océan, bientôt, elle le rejoindrait et ainsi sa jalousie s'atténuerait.

Elle savait à présent, oui elle savait, elle allait vivre avec ce sentiment qui venait de lui tendre la main. Un seul mot, mais un sens si grand. Sept lettres, mais qui reflèttent son sens. C'est la Liberté





Solitude aveuglante

La solitude tu sais ce que c'est ? Ce sentiment amère qu'on trimballe avec nous chaque jour, chaque soir. Similaire à l'orphelin qui trimballe sa tristesse d'un foyer à un autre.
Cette solitude qui te consume chaque jour davantage tel la drogue dans le corps humain qui se propage dans le sang. La solitude elle, se propage dans l'âme jusqu'à la détruire.

Ce sentiment d'être seul au monde, de n'avoir personne mais au fond espérer qu'il y ai néanmoins une petite âme qui tient à nous, nous battre pour être quelqu'un de meilleur, être la pour les autres en espérant qu'un jour nous pourrons compter sur eux, c'est un rêve. Non c'est surtout un espoir, celui de compter pour les gens autant qu'ils comptent pour nous. Mais cet espoir chaque soir finit par s'atténuer, on fait face à la réalité, cette dure réalité qui est que, quoiqu'on fasse, quoiqu'on dise ; la solitude restera à jamais notre seule accompagnatrice.

La solitude en réalité n'est pas de se sentir seule, non. La véritable solitude est de se poser toujours les mêmes questions : qui m'aime vraiment ? Qui aurait peur de me perdre ? Qui a des sentiments sincères pour moi ? Et de constater que la réponse est toujours la même : Personne.

Ressentir de la solitude ne veut pas dire que le monde est vide de toute beauté, non. Une âme vivant dans la solitude est juste tellement blessée et tellement rongée par le chagrin qu'elle ne parvient plus à voir cette beauté du monde, minime soit-elle.

Cette âme solitaire, qui se libère chaque soir. Quelle est donc la solution pour échapper à cette dure réalité ? Lui faire face me diriez vous mais et si ce petit être si détruit n'avait plus la force de faire d'effort ? Plus la force de chercher une raison, une personne qui chaque jour en la regardant il se dise : quelle chance j'ai de l'avoir! La solitude aussi brute soit elle nous permet de rester dans ce petit cocon de ténèbres qui nous protège de la réalité mais est ce vraiment une solution ? Non je pense que c'est juste une excuse mais alors ou est elle ? Cette satanée liberté, ces satanées personnes qui sont toujours là pour nous comme dans les films ? Cette personne qui restera avec vous jusqu'à votre dernier souffle ? Où sont-ils tous..





Un amour floral

 
12 juin 2010.

Deux petites filles de neuf ans couraient partout dans un jardin botanique. Elles s'émerveillaient devant chaque plante et s'extasiaient en admirant toutes ces couleurs.

« Anna, tu sais que les fleurs ont comme un sens caché ? demanda la blonde aux yeux vert émeraude.
-Non, qui t'as dit ça ? répondit la deuxième qui ressemblait à s'y méprendre à son interlocutrice mis à part les lunettes qu'elle portait qui faisaient la différence.
-C'est maman. Elle m'a dit que chaque fleur avait un sens ! Je trouve ça incroyable ! s'extasia la blonde des étoiles plein les yeux. »


Elles continuèrent leur petite escapade et après quelques minutes une fleur attira particulièrement leur attention. Elles se penchèrent toutes les deux pour l'admirer.

« C'est quoi le sens de celle-ci tu crois ? demanda la petite fille aux lunettes.
-Aucune idée demandons à maman ! »


La petite aux lunettes, Annabelle partit seule appeler leur mère et revint quelques minutes plus tard en entraînant sa mère pour qu'elle regarde la plante qui avait attisé leur fascination.

« Dis nous maman, c'est quoi le sens de cette fleur ? demanda Annabelle.
-Oui maman dis nous ! enchaîna la deuxième fille, Mirabelle.
-Calmez-vous les filles, cette fleur ; le Lilas mauve signifie l'amour fraternel très fort, expliqua la maman.
-Oh alors cette fleur c'est comme si ça décrivait l'amour pour Anna ?
-Oui c'est exactement ça, répondit la maman un sincère sourire aux lèvres. »


__________

Affalée sur l'herbe fraiche je contemple une plante en face de moi, un plante particulière ; Le lilas Mauve. A cette vue je ferme les yeux un instant laissant le vent fouetter sur ma peau. Cette douce brise qui dégageait une odeur florale me ramena 5 ans en arrière.

__________

Le 12 décembre de l'an 2015, une jeune fille de 17 and ouvrit ses yeux encore embrumés et elle ne perçut rien d'autre que la blancheur inquiétante de la pièce. Où était-elle ? Elle ne comprenait vraiment pas ce qui se passait ni l'endroit dans lequel elle siégeait. Son dernier souvenir était d'être allée avec Mirabelle, sa Soeur jumelle au jardin botanique pour voir les nouvelles fleurs qui avaient poussé, les Lilas Mauves, dites fleurs qu'elle affectionnait tout particulièrement. Mis à part ça elle ne se souvenait pas de ce qui a pu s'ensuivre après et ça lui laissait un goût amer au fond de la gorge.

Le bruit d'une porte s'ouvrant la fit sortir de ses songes et elle vit entrer un homme à blouse blanche accompagné de ses parents. Elle fronça les sourcils, comprenant encore moins ce qui se passait, elle voulut se relever mais une douleur au thorax l'a fit reprendre sa position immédiatement tandis que l'homme et ses parents s'approchaient d'elle avec un sourire.

« Tu reviens enfin à toi ma chérie ! s'exclama la maman les larmes aux yeux en prenant délicatement sa fille dans ses bras.
-Maman... Qu'est-ce-qu'il se passe ? Où suis-je ? demanda-t-elle perdue.
-Tu ne te souviens de rien ? demanda tristement le père.
-Non... De quoi dois-je me souvenir ? Articula difficilement la demoiselle ayant subitement un affreux mal de tête.
-Mademoiselle vous savez aussi bien que nous que votre coeur est fragile et qu'il devait être entretenu. Malheureusement cela faisait un moment que vous n'aviez pas eu de consultation et le traitement que vous preniez n'était pas assez suffisant. Il y a deux mois de cela vous avez fait une attaque plus au moins grave. On a pu vous stabiliser à temps mais vous êtes restée plus d'un mois dans le coma et il a fallu qu'on vous trouve un nouveau coeur, expliqua le médecin.
-Je vais avoir un nouveau coeur ? demanda la jeune fille perdue.
-Ce n'est pas ça Annabelle, tu l'as déjà eu... dit tristement la mère en retournant près de son mari.
-Mais alors qu'est ce qu'il y a ? Où est le problème ? demanda Annabelle perdue. »


Elle n'eut aucune réponse, à la place sa mère pleura dans les bras de son mari et là un déclic eut lieu. Des bouffés de chaleur la prirent et son souffle se fit haché. Une personne manquait à l'appel, une personne chère à son coeur n'était pas présente. Son sang ne fit qu'un tour et elle regarda ses parents avec affolement mais aucun d'eux ne put lui répondre.

« C'est mademoiselle Mirabelle Meraut, étant votre jumelle et donc compatible avec vous, qui vous a greffé son coeur. Malheureusement il y a eu des complications pendant l'intervention et votre Soeur n'y a pas survécu. Toutes mes condoléances. »

Au fur et à mesure que le médecin parlait Annabelle sentait ses forces l'abandonnaient. S'étant redressée quelques minutes auparavant pour faire face à ses parents elle s'écroula sur le côté le visage choqué et des larmes ruisselantes le long de ses joues. Sa jumelle, sa Soeur, celle qui l'a comprenait mieux que personne. Celle qui était tout pour elle venait de se sacrifier pour lui permettre de vivre. Toujours en larmes son regard se porte sur la table à côté d'elle, un vase avec des Lilas mauves, les fleurs préférées de Mirabelle, les fleurs qui devaient symboliser leur amour éternel. Elle se redressa d'un coup et cria de désespoir implorant sa Soeur de revenir, souhaitant que tout cela ne soit qu'un cauchemar. Sa mère se précipita vers elle essayant tant bien que de mal de la calmer mais rien n'y faisait. Annabelle était déchirée, une part d'elle même lui a été arraché.

__________

Nous sommes le 14 octobre 2022 et une jeune blonde aux yeux verts s'aventurait dans un endroit où jamais elle n'aurait mis les pieds seule. Elle marchait en regardant l'horizon, connaissant par coeur le chemin à prendre et elle s'arrêta devant une endroit en particulier, une tombe plus précisément. Dessus était marqué "Mirabelle Meraut. 14 octobre 2015. Repose en paix"
Elle s'agenouilla et caressa délicatement l'édifice, une larme solitaire coula le long de sa joue mais d'un revers de main elle l'a fit disparaître. Elle posa un bouquet de Lilas Mauves et se releva doucement ayant le coeur qui battait à tout rompt. Elle murmura quelques mots et s'en alla le coeur lourd.
« Toi qui m'as insufflé la vie, tes battements de coeur résonnent chaque jour en moi. À jamais nous serons réunis avec ce coeur et ces fleurs. Ensemble pour toujours »





L'espoir d'un lendemain

« Quand la vie te donne une centaine de raisons de pleurer, montre lui que tu as mille raisons de sourire »


Sur une plage au beau milieu de la nuit étoilée une jeune fille aux cheveux corbeaux siégeait sur le sable doré , contemplant les étoiles. Ses yeux d'un noir profond brillaient ; elle pleurait. Des larmes silencieuses dévalaient de ses joues creuses. À travers la robe bleu nuit qu'elle portait on pouvait percevoir son corps meurtri, plusieurs traces visibles sur cette peau qui paraissait pourtant si douce et laiteuse.

La jeune fille était au plus bas et son coeur en lambeau, elle ne parvenait plus à résister. Ses journées étaient vides de sens, à chaque réveil elle savait ce qui l'attendait comme chaque jour depuis maintenant dix-sept ans. Les coups de sa famille adoptive s'enchaînaient et la douleur s'intensifiait chaque jour. Cette douleur qui s'abattait sur sa peau la faisant tressaillir et laissant ce liquide rougeâtre s'échapper de ses plaies. Seule cette souffrance lui rappelait qu'elle était encore en vie, que son âme était belle et bien présente dans ce monde cruel.

Elle admirait les étoiles, ces petites perles qui illuminaient chaque nuit. Elles avaient l'air inaccessibles, comme si aucun malheur ne pouvait les atteindre. Elles étaient protégées et n'avaient rien à craindre de personnes. Combien de fois n'avait-elle pas rêvé d'être une enfant du ciel ? De côtoyer la lune chaque soir pour échapper à sa douleur ? Cette idée ne la quittait jamais et pourtant elle ne faisait rien pour devenir elle aussi, une étoile.

Ce qui l'empêchait de commettre l'irréparable pour ensuite vivre en paix n'était autre qu'une lettre, une stupide lettre, mais qu'elle n'avait jamais pu ignorer.


Ma chère fille,

Si tu lis cette lettre c'est que je t'ai malheureusement quitté, tu n'avais que moi à ta naissance et pourtant ma maladie m'a privée de toi bien trop tôt, je n'étais pas censée partir maintenant et pourtant le destin en a voulu ainsi mais je ne regrette rien à part une chose et c'est de ne pas t'avoir vu grandir, de ne pas être restée à tes côtés pour t'apprendre toutes les choses de la vie.

Alors j'espère que les quelques mots que je vais t'écrire maintenant te serviront, même si au fond je souhaite de tout cœur que tu sois heureuse et que tu n'aies pas besoin de mes conseils pour réussir, j'espère que tu auras des personnes qui t'aimeront, des personnes en qui tu pourras compter.

Néanmoins en tant que mère je ne peux pas partir sans te laisser ces quelques mots.

Même quand tu souris mais que tu as envie de pleurer à chaudes larmes. Même quand tu seras triste, mais que tu te retrouveras à jurer que tout va pour le mieux. Même quand ta situation financière sera critique. Même quand le bonheur te paraîtra inaccessible. Même quand ton reflet face miroir te paraîtra fade. Même quand la vie ne sera qu'une succession de malheurs.

Dis-toi qu'il y a toujours du bon, qu'il ne faut pas perdre espoir.

Si un jour tu te retrouves au fond du gouffre ne te laisse pas abattre par la pénombre et relève-toi, magne-toi de détermination et affronte ton destin. La vie est semée d'embûches et chaque jour est un défi, chaque combat que tu feras sera un pas vers l'avenir, vers ton avenir. Quand tu te sentiras mal regarde vers le ciel étoilé, regarde ces petites perles perchées au ciel et qui à chaque nuit, nous illuminent en nous assurant que oui ; il y a l'espoir d'un lendemain, l'espoir d'un jour meilleur.

Même si un jour tu te sens fatiguée de tous ces combats, tu sens que ta détermination s'en va, n'abandonnes pas, repose-toi mais n'abandonne surtout pas et ne perd pas espoir car c'est cet espoir qui te permettra à chaque pause de te relever, encore plus forte qu'avant, encore plus déterminée.

Les plus grandes victoires sont souvent précédées de durs combats. Rien ne s'obtient facilement, il faut toujours se battre. Alors ne perds pas espoir et bats-toi. Même si tu perds tu gagneras une expérience qui te permettra de gagner la prochaine fois et même si le second combat est soldé d'un échec n'abandonne pas, garde espoir en ta victoire. On peut vaincre sa noirceur, on peut changer sa destinée, se construire un avenir meilleur mais pour cela on doit continuer d'espérer, espérer qu'un jour tous nos combats seront récompensés, espérer qu'enfin ; nous serons heureux.

Quand ce beau jour arrivera retourne contempler le ciel étoilé. Quand ton coeur sera soulagé, quand ton sourire aura refait surface, la simple vue des étoiles te rappellera tes nombreux combats, tes échecs mais aussi toute ta volonté. Fais du ciel ton ami, de la lune ta mère et des étoiles tes plus fidèles compagnons. Ils seront là pour toi chaque nuit pour te montrer que l'espoir n'est pas une légende. Ton combat n'est pas une invention. Ta vie est une réalité et ton chemin en est l'histoire et il n'y aura que les habitants du ciel pour témoigner de cette suprématie.

Même si au début de la lettre j'espérais que tu ne connaîtrais jamais de moments difficiles, maintenant, je me rends compte que tu seras forcément confrontée à ça un jour ou l'autre, alors si tu fais face à cela et que tu te retrouves dans une impasse alors ne fait rien à part te battre, bats-toi pour ton avenir, bats-toi car l'espoir ne ternira jamais. C'est à toi d'illuminer ta destinée et de ne pas laisser ton existence aux mains de personnes n'ayant pas su ce que vivre signifiait.

Vit pour nous deux, fais vivre mon espoir, fais vivre ma volonté.

Ta maman qui t'aimera toujours.






En relisant une énième fois ce texte, la jeune fille aux yeux onyx ne put retenir ses sanglots encore une fois et elle pleura à chaudes larmes. Elle avait l'impression qu'avec cette lettre sa mère l'épaulait toujours et que jamais elle ne la laisserai seule.

D'un revers de main, elle se hâta de dégager les larmes de ses yeux et releva encore une fois le visage au ciel mais cette fois-ci une autre lueur s'y reflétait ; c'était la détermination. Elle avait pris une décision, sa destinée elle la changerait, elle vivrait pour deux, elle combattait pour permettre à la volonté de sa mère de perdurer. Elle ne devait pas perdre espoir en si bon chemin, l'espoir d'une vie meilleure, l'espoir d'un lendemain étincelant.

C'est donc d'un pas décidé qu'elle quitta cette plage, la lettre à la main. Elle garderait espoir car elle était prête ; prête à affronter son destin


Pensées estivales


Oh Nuit d'été,
Ta brillance
guide les âmes perdues,
Vers leur délivrance

Oh Soleil d'été,
Tu réchauffes et illumines nos plus belles journées,
Et de ta lumière bienveillante
Nous serons rassurés

Oh brise d'été,
Qui vient caresser ma peau,
Cette douce sensation
Accapare mes pensées

Oh Soleil d'été,
Maître de toutes les sensations,
L'horizon t'emporte en laissant
Virevolter ta chaleur
Comme unique souvenir







Un Amour douloureux



« Je rêvais d'un monde où nous aurions pu être ensemble »




Elle se souvenait de cette parole, cette parole qui la hantait jour et nuit. Son frère avait espéré jusqu'à son dernier souffle, oui il avait réellement cru au miracle, le miracle qui les aurait réuni mais celui-ci n'existait décidément pas.

Son frère avait foie en l'humanité, il croyait qu'un jour les êtres humains finiraient par se comprendre et à vivre en paix mais ce n'était là que les rêves d'un coeur pur.

Khaterine et Jean étaient des jumeaux mais également des amants passionnés et pleins d'amour mutuel. Le destin a voulu les faire tomber amoureux mais la vie n'a pas voulu leur accorder cette chance, cette opportunité.

Ces deux frères et soeurs avaient espéré, rêvé et souhaité pouvoir continuer de s'aimer, de se chérir et de se jurer fidélité dans une belle église mais malheureusement leur famille, elle, n'approuvait pas cette union et avait décidé de séparer définitivement les deux amants, pour ainsi éviter que l'irréparable ne se produise.

Khaterine et Jean furent ainsi séparés et interdit de se revoir ou même d'avoir ne serait-ce que le moindre contact, mais ceci ne les empêcha pas d'espérer encore et toujours et de croire en leur amour.

C'est ainsi que naquit leur rêve le plus précieux.

__________________________________________________________________________________

« Stéphanie revient ! cria une femme aux cheveux noirs cendrés.
-Mais maman le chat des voisins va sortir et je voulais jouer un peu avec, se plaignit la petite fille aux yeux verts émeraude.
-Tu sais bien que les voisins n'aiment pas qu'on touche à leurs affaires et encore moins leur chat, argumenta la femme âgée.
-Mais...
-Écoute ta maman Stéphanie, elle a raison, dit un homme qui ressemblait comme deux goutes d'eau à la femme aux cheveux noirs.
-Mais papa...
-Je te promets ma princesse que bientôt je t'achèterai un joli chat blanc, informa l'homme en caressant les cheveux de la petite fille.
-Tu promets ? s'excita la petite des étoiles plein les yeux. »


L'homme aux cheveux noirs acquiesça et la petite fille ne put que sauter de joie et de se mettre à sautiller partout.

Pendant ce temps-là les deux adultes la regardaient avec douceur, leur petite fille, ils avaient de la chance de l'avoir.

« Je trouve de plus en plus qu'elle a ton énergie jean, dit la femme en regardant amusée l'homme qui n'était autre que son mari.
-Et moi je trouve qu'à seulement sept ans notre fille commence de plus en plus à être aussi belle que sa maman, dit-il en embrassant furtivement sa femme. »


Khaterine offrit à son homme son plus beau sourire et alla se nicher dans ses bras. Ils restèrent ainsi à regardant leur petite princesse qui jouait dans le jardin avec un énorme sourire, satisfaite qu'enfin son père décide de lui acheter un chat.

Le mari et la femme partirent sur un banc de leur jardin et s'installèrent tout en continuant de regarder leur fille, cette dernière à l'instant jouait sur la mini balançoire qu'elle avait reçu pour son anniversaire.

« Je ne te remercierai jamais assez pour ce bout de femme que tu m'as donné, avoua l'homme en regardant sa femme amoureusement.
-Et moi je ne te remercierai jamais assez pour cette vie parfaite, rien que toi et notre fille, vivant pleinement notre amour, répondit elle en l'embrassant furtivement.»

___________________________________________________________________________________


Leur vie était comme un rêve. C'était un rêve. Le souhait commun de chacun, fonder une famille avec l'autre et vivre heureux mais malheureusement la vie n'en a pas voulu ainsi. Les deux frères et soeurs furent séparé à vie, chacun espérant chaque jour qui passe, qu'ils vont se retrouver. Ils gardaient espoir, ils pensaient que leur famille finirait par accepter leur amour. Oh oui ils rêvaient de ce jour-là, où on leur annoncerai qu'on acceptait leur union mais le temps passa, les années passèrent et l'espoir de revoir l'autre commença à disparaître.

Khateriné détesta ce monde rempli de préjugés. Elle rêvait d'un monde calme, d'un monde ou la violence et le mépris n'existeraient pas. Un monde remplit d'amour et de sincérité. Un monde qui dirait adieu au racisme et aux apparences. Un monde qui accepterait chaque couleur de peau, chaque religion et chaque amour. Ce monde-là elle devenait folle à l'imaginer.

Jean quand à lui sombrait dans la folie, il vivait sa vie en supposant que Khaterine était avec lui. Sa tante chez qui ses parents l'avaient obligé à rester s'inquiétait de l'état de son neuveu. Il parlait seul, il faisait des gestes incompréhensibles et avait une autre vie complètement retirée de la réalité. Sa vie à lui était avec Khaterine, il imaginait sa belle aux cheveux de cendres avec lui, c'était là la seule solution pour que sa douleur s'atténue, pour que son coeur soit tranquille mais au fond de lui il savait que tout ceci n'était qu'une illusion. Une illusion que son subconscient avait élaboré pour l'empêcher de souffrir, l'empêcher de perdre pied mais n'est-ce pas ce qui se produisait ? Il est devenu fou, l'amour qu'il a pour Khaterine le détruisait.

Seulement il ne blâmait pas cet amour, il blâmait ce monde si cruel, ce monde qui ne voulait pas les laisser en paix. Ce monde qui se dressait contre leurs sentiments.

___________________

Un an plus tard l'irréparable finit par se produire, Jean voulu se donner la mort avec des médicaments pour le coeur. Son amour pour sa soeur était tellement fort qu'il ne put résister plus longtemps à une telle séparation. Une telle blessure ne pouvait pas être supportée. Les médecins firent tout ce qui était en leur pouvoir pour le sauver mais leurs paroles restaient les mêmes « le monsieur a causé un trouble au coeur, le médicament qu'il a pris empêche une quantité suffisante de sang de se répandre vers le reste du corps, nous sommes désolés mais actuellement il est maintenu en vie par une machine, il n'en a que pour quelques jours. »

C'est ainsi que quelques jours plus tard on autorisa Khaterine à venir voir son frère pour la dernière fois et c'est en larmes qu'elle pénétra sa chambre d'hôpital. Jean était relié à plusieurs fils dont la machine qui le maintenait en vie, ainsi qu'une machine qui montrait les battements réguliers de son coeur. La jeune femme prit une chaise et s'assit au chevet de l'homme aux cheveux noirs et directement elle lui prit la main délicatement, en faisant attention aux nombreux fils.

« Pourquoi as-tu fait ça mon amour... Pourquoi... »

Intérieurement Khaterine maudissait encore plus ce monde qui avait achevé son frère, ce monde qui avait interdit leur amour. Tous ses espoirs venaient de s'effondrer, l'espoir qu'un jour ils seraient réunis, qu'ils vivraient leur amour, tout venait de s'effondrer d'un coup.

Son frère, la prunelle de ses yeux, son amour de toujours, elle ne le reverrait plus jamais. Rien qu'à cette pensée un torrent de larmes ne put être empêché et Khaterine pleura à chaudes larmes, c'est là que la jeune femme entendit un son à peine audible et haché :

« Je rêvais d'un monde où nous aurions pu nous aimer »

Avec cette dernière parole on put entendre le bip incessant de la machine et les sanglots bruyants de Khaterine qui fut de suite sortie pour laisser place à la masse d'infirmiers qui venait de pénétrer la chambre.
La jeune femme elle, s'effondra devant la porte et pleura encore et encore.

Ce monde elle le détestait, elle le haïssait. Ce monde venait de lui arracher égoïstement une partie d'elle-même. L'espoir et les rêves n'avaient plus leurs places dans son coeur.







L'attente



« l'attente est une fleur qui ne fanera que quand l'espoir se sera éteint »

Assise sur son balcon une jeune fille aux cheveux blonds et aux yeux vert émeraude lisait son livre tranquillement mais à son regard nous pouvions apercevoir un voile de tristesse, comme un cri silencieux qui ne demandait qu'à être entendu. Lasse elle mis son livre ouvert au marque-page sur la table, à côté d'elle et se permit de fermer les yeux un instant, mais ce fut sans compter sur sa fatigue accumulée ces derniers jours qui l'a pris et l'emmena aux pays des songes.

C'est en sursaut qu'elle ouvrit ses orbes affolés ou la peur et l'inquiétude y siégeaient. Elle se passa la main sur son front ruisselant de sueur pour enfin la mettre à son coeur qui battait d'un rythme irrégulier. Reprenant son souffle, elle leva son regard difficilement au ciel et contempla les étoiles, ces jolis petits diamants si précieux à ses yeux. L'une d'elles attira particulièrement son attention, elle était reculée dans un ciel sans nuages mais brillait d'une lueur particulièrement belle, singulière et apaisante.

La jeune blonde ne put empêcher ses larmes de couler silencieusement pendant cette contemplation. Quelques années plus tôt, à la même date, une personne chère à son coeur était partie. La quittant pour une raison inconnue et lui promettant de revenir. Cette même personne lui confia un jour son amour pour les étoiles, elle chérissait ces petits points de lumière perchés au ciel et juste avant son départ, cette personne lui demanda de regarder vers les étoiles chaque soir où elle sentirait sa patience faiblir. Elle voulait qu'en regardant ces diamants, elle ressente tout l'amour qu'il pouvait éprouver pour elle, lui, sa tendre moitié.

« Chaque fois que tu sentiras l'espoir s'envoler et la patience s'affaiblir, lève les yeux au ciel et contemple les étoiles. Car où que je sois sache que mes yeux seront toujours tournés vers elles et mon coeur attaché à toi. Alors s'il te plaît, ne m'oublie pas et j'espère qu'à chaque regard vers le ciel étoilé, tu ressentiras tout l'amour que j'ai  pour toi »

Ces mots qu'il lui avait dit un même soir où seules les étoiles avaient pu être témoins. Elle s'en souvenait très bien et même si son cœur meurtri saignait abondamment de cette séparation elle allait rester forte. Oui elle le serait.

Toujours le regard rivé au ciel elle se promit encore une fois de faire des étoiles ses compagnons les plus chers en attendant le retour de l'être aimé. Elle allait les chérir et les contempler chaque soir et leur vue allait lui rappeler à quel point leur amour est infini et ne disparaîtra jamais.

C'est ce même espoir, ces diamants perchés au ciel, qui lui permettaient chaque soir de surmonter sa tristesse, ce ciel étoilé est pour elle son seul espoir.

Et c'est dans un dernier regard à cette étoile solitaire qu'elle murmura :

« J'espère qu'à travers ces étoiles toi aussi, tu recevras tout mon amour qu'importe le lieu »


Un amour d'espoir



Elle regarde dans le miroir et ne peut empêcher ses larmes de couler, des larmes de douleur et d'amertume. Chaque grain de sable qui tombait dans ce sablier qu'est la vie la privait de tout. Les heures, les minutes et les secondes, étaient chaque jour, aussi précieuses que les pierres que l'on trouve au fin fond de l'océan. Chaque jour, elle regardait par la fenêtre cachée derrière les fins rideaux, admirant le paysage verdâtre qui se présentait à elle. On apercevait une rivière d'eau douce où des enfants jouaient avec pour seule musique, leurs éclats de rire. Au loin, des montagnes couvertes d'un tapis vert qui s'échouaient à perte de vue, on pouvait à peine voir les grandes collines grises derrière, qui pouvaient traverser les nuages et déchirer le ciel tant leur hauteur était impressionnante. Ce paysage sauvage s'adoucissait avec la touche de couleur qu'apportaient les fleurs multicolores et la musique naturelle que procurait le chant des oiseaux. Un véritable tableau doux et chaleureux.

La jeune fille aux cheveux d'or avait le regard perdu sur les enfants, elle les trouvait tellement gais et heureux à jouer là, tous ensemble. Elle ressentait un sentiment amer, qui la détruisait de l'intérieur sans qu'elle puisse y remédier : la jalousie. Elle le savait, elle était faible, faible de laisser cette réalité la consumer ainsi, mais comment pouvons-nous rire en sachant que dans quelques années, pires, quelques mois la mort nous emporterait ? Que pour retarder le plus possible cet instant, nous devions nous enfermer. N'est-ce pas là une situation pire que la mort ? La blonde, elle, savait : elle était peut-être en vie, mais son âme elle, ne l'était plus et ce, depuis l'annonce de cette triste nouvelle, il y a de cela un an. Un an qu'elle n'avait plus ressenti la brise d'automne dans ses beaux cheveux, un an que les rayons du soleil ne l'avaient pas ébranlé, un an qu'elle ne s'était plus écroulée avec des éclats de rire sur l'herbe mouillée après la pluie, un an qu'elle n'était plus qu'une coquille vide.

Quelques mois plus tard

Une jeune fille aux cheveux blonds courait dans les prés, elle avait des yeux bleus qui brillaient d'un éclat nouveau. Ses jambes fines et nues se laissaient chatouiller par l'herbe mouillée, sa belle robe blanche virevoltant au gré du vent lui donnait l'impression de voler. Elle regardait droit devant elle dans ses yeux pétillants et tout d'un coup un sourire radieux se dessina sur son visage, on pouvait facilement voir de la tendresse et de l'amour se refléter dans ses yeux semblables à un ciel sans nuages. Elle continua dans sa course et se jeta de toutes ses forces, essoufflée, vers l'avant pour attirer contre un torse musclé. Celui d'un jeune homme qui s'empressa de l'encercler avec des mains protectrices. La personne qu'elle venait de rejoindre avait des cheveux courts noirs corbeaux et des yeux d'un noir vous transperçant en un regard. La jeune blonde serra l'inconnu dans son bras et ce dernier enfouit sa tête dans ses cheveux, les humant pour s'imprégner de cette odeur de jasmin.

Après quelques minutes, le jeune homme releva de ses doigts le menton de la demoiselle et la gratifia d'un tendre regard et un sourire qui se voulait charmeur, ce qui la fit rougir jusqu'au oreilles. Prenant sur sa timidité maladive, elle se permit de caresser du bout des doigts la peau douce et blanche de son partenaire. Ce fut à peine un effleurement, mais qui fit frissonner le jeune ténébreux qui s'abaissa et posa délicatement sa bouche sur la sienne. Le baiser fut doux et emplit de tendresse, mais il se transforma rapidement en un baiser passionné, à l'image de leur amour à la fois timide, intense et rempli d'espoir.

La blonde sentait que son coeur allait exploser tellement la joie qu'elle ressentait ne pouvait être contenue. Elle était heureuse d'avoir trouvé quelqu'un qui l'aimait et la chérissait à ce point. Quelqu'un avec qui elle pouvait se libérer et s'exprimer. Elle avait trouvé l'amour. Un amour fragile mais qui tenait grâce à la volonté de chacun, un amour prêt à changer une destinée. Elle ne put empêcher les quelques larmes qui dévalaient de ses joues. Elle les laissa couler, car c'était des larmes de joie et d'espoir. Et c'est avec ces tendres pensées qu'elle entoura la nuque du ténébreux et se colla encore plus à son torse. Comme pour s'accrocher à lui. À cette bouée qui l'aidait à vivre, cette bouée qui avait ramené sa joie et empli son coeur de bonheur.

Car oui, elle avait trouvé une raison de vivre, une raison d'être heureuse, une raison de combattre le destin pourtant empli de tristesse et de malheurs. Son destin.



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Dernière édition par Rym le Jeu 25 Mai - 18:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'antre d'une étoile    Sam 8 Avr - 19:18

Oh tu es vraiment productive ! Pour aujourd'hui je n'ai pas le temps de lire tous tes textes Leaf Crazy. Mais promis dès que j'ai le temps je le ferais, petit à petit, et je te donnerais mon avis à chaque fois Coeur

Déjà j'ai lu le premier, sur l'amitié, et je trouve ça très joli, c'est doux ais à la fois emprunt de souffrance par moment, on sent du vécu je me trompe. Quelques petits mots qui font parfois un peu de trop comme orbes par exemple, mais c'est vraiment beau !
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MessageSujet: Re: L'antre d'une étoile    Sam 8 Avr - 20:00

Aha oui j'écris beaucoup ^^
Le texte sur l'amitié a été écrit il y a deux ans et oui c'est vrai que je me suis inspirée de mon vécu. Oui à ce moment l'amitié était pour moi un mélange de douceur et de souffrance en même temps.
Le texte "aimer" par contre a été écrit il y a 3-4 ans et ce n'est pas forcément ainsi que je le vois maintenant, j'ai une nouvelle vision des choses :3

Merci beaucoup en tout cas ! J'ai hâte d'avoir tes avis ! :D
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MessageSujet: Re: L'antre d'une étoile    Lun 10 Avr - 11:06

Bon je savais pas par lequel commencer et j'ai lu en premier amour sauvage que j'ai trouvé vraiment mignon beaucoup mieux écrit que certains étrons sur wattpad qui se font publiés...hm je m'égare c:
Ça se lit facilement et pourtant c'est raffiné, les mots sont bien choisis et ça donne envie de plus à chaque fois dommage qu'il soit si court T_T
Après j'ai lu un amour floral et je crois bien qu'à la fin j'étais au bord des larmes T_____T C'est tellement beau et le plus épatant c'est que le français n'est même pas ta langue maternelle c'est incroyable ( tu veux pas m'apprendre ma langue stp ? c:). J'aimerais trop voir un texte plus de toi, une histoire, un roman même ça serait tellement bien en tout cas je serais la première lectrice ! Poussin
Il me tarde de lire les autres textes et de te donner mon avis dessus même si je pense que ça sera pas très constructif et que ça tournera autour du "blblblblblbl" et du "T_______T"

••••••••••••••••••••••••

BADGES:
 


MERCI NATSU BLBLBL

Ancien kit:
 
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MessageSujet: Re: L'antre d'une étoile    Lun 10 Avr - 13:26

Merci ! Pour amour sauvage je voulais mêler de la fragilité à un désir ardent. Le genre de fille qu'on trouve calme et posée mais qui au fond cache un caractère de tigresse. Fin je pense peut-être transformer ce petit passage en minuscule histoire, je verrais !

Alala Amour floral, je l'ai écrit pour changer des textes sur l'amour et blbl pourquoi on ne parle jamais du lien qui unit deux jumelles ? C'est tellement beau en plus !
Aha c'est juste que je lis énormément de bouquins x)
Pour les romans je sais pas vraiment en fait. Je suis du genre à très vite me lasser de quelque chose et je n'arrive jamais à finir quelque chose que j'ai commencé alors une histoire xD

J'ai hâte de recevoir ton avis alors quelqu'il soit ! <3
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MessageSujet: Re: L'antre d'une étoile    Ven 14 Avr - 15:08

J'ai été hypée par le message de vix, du coup j'ai été lire amour sauvage Huhu. Franchement c'est bien dosée j'ai trouvé ça très bien ! Ce n'est pas encore parfait quelques termes sont un peu hésitants et brisent parfois la fluidité de la lecture mais c'est tout de même d'un très bon niveau Coeur .
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MessageSujet: Re: L'antre d'une étoile    Sam 15 Avr - 17:54

Mercii ! Oui c'est vrai qu'il y a certains passages qui alourdissent un peu, je les corrigerais quand je reprendrais le texte ! :3
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MessageSujet: Re: L'antre d'une étoile    Jeu 25 Mai - 18:57

Nouveau texte intitulée un amour d'espoir.
Hâte d'avoir vos retours !
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MessageSujet: Re: L'antre d'une étoile    

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